Les yeux révolverts
Nous vivons en France une révolution culturelle qui commence à puer de la gueule. D'un côté des féministes agressent littéralement la société par tous moyens même déloyaux (insinuations par l'évocation de rumeurs), d'un autre, des fractures sociales et culturelles s'approfondissent en tous sens au sein de notre jeunesse et les classes plus âgées poussent à la roue de ces divisions au lieu de les tempérer et d'y réfléchir, si les générations montantes n'en ont pas le temps ; en fond d'écran mais un peu blafard en nuances de gris, la vieille classe politique usée jusqu'à la corde n'en finit plus de faire sous elle sans vouloir mourir encore ! Et j'en arrive à l'affaire Mennel.
Trente ans, née à Besançon, master d'anglais, la minette a des yeux à faire chavirer saint Ferréol et saint Ferjeux dans le péché et la voie cristalline qui t'accompagne sur un nuage vers... l'enfer.
Syrienne d'origine, elle est musulmane et depuis toujours (sans doute) soutient les Palestiniens accablés d'un sort injuste. Aussi lui est-il arrivé d'envoyer en l'air des messages de sympathie malvenus à l'occasion d'assassinats islamistes sans trop en mesurer la portée, à ce qu'elle prétend aujourd'hui en présentant ses excuses. Elle fut également fascinée par la modernité classique de Tariq Ramadan avant qu'on ne connaisse sa carrière de bitard. Ah mais vous ne le saviez pas au fond de votre Lozère enneigée, Mennel Ibitssem était la lauréate promise de TheVoice-2018 sur TF1. Voici son audition "à l'aveugle" rien que pour vous :
La strophe en arabe n'est pas de Leonard Cohen mais la reprise d'un chant religieux Ya illahi composé au Koweit sur la musique du canadien, mais qui n'en est pas pour autant un appel au meurtre des ioules et des kouffars. Jugez par vous-même la traduction que nous offre Tribune Juive et écoutez si vous voulez le chant arabe en cliquant ici.
Il était une nuitMennel s'est retirée du radio-crochet The Voice car le bombardement contre elle était trop intense. Beaucoup de gens qui la stigmatisaient pensent avoir gagné. Au contraire, le fossé cuturel s'est élargi, on lui a signifié qu'elle était marquée à vie par les mots jetés sur Facebook ou Twitter jadis. Et même des éditocrates virulents comme Ivan Rioufol (que je prends désormais pour un attardé) l'ont agonie d'amalgames et sophismes faisant feu de tout bois, de la lutte des Iraniennes contre le hijab jusqu'à Dieudonné (il me fait rire, ce bouffon, on le paie pour).
Je ne sais pas ce qu’il m’est arrivé
Une obscurité m’a envahi
Ô Seigneur
La Terre s’est rétrécie et le ciel
Et mon cœur ne connaissait pas la lumière
Et la larme a commencé à pleurer…
Ô mon Dieu
Ô mon Dieu
Il va devenir de plus en plus difficile de faire revenir des jeunes musulmans de ce côté-ci du fleuve. Tant pis, pensent beaucoup des nôtres qui ne voient rien plus loin que leurs lorgnons, "on n'en veut pas", mais ces musulmans sont nés et resteront en France avec une haine recuite dans le cœur ; sauf s'ils partent réussir leur vie dans le monde libéral anglo-saxon qui bizarrement les accueille avec moins de préventions et valorise leurs éventuels talents. Peut-être apprenait-elle l'anglais pour ça ?
Installée au Colorado loin des fureurs médiatiques françaises, elle est revenue sur le circuit français, dévoilée et divorcée. Elle s'était livrée au Nouvel Obs mais je n'ai pas retrouvé le lien.
C'est elle qui parle :
« Je me suis rendu compte du fanatisme, de la sexualisation de la famille, aussi, car ça dépasse la religion… Il y avait des gens qui me suivaient sur les réseaux sociaux pour une image : j’étais le reflet de leur propre guerre… c’était juste mon accoutrement. Même pas un signe religieux, mais une identité. Je n’étais pas en train de dire : "Allô, regardez-moi, je suis musulmane". On me demande mon avis, mais moi, je ne suis pas politicienne, je ne suis pas dans un parti féministe, je ne suis pas porte-parole...»
Elle attend maintenant son prince charmant et se veut difficile quand elle se confie à Femme Actuelle l'été dernier. Si le cœur vous en dit ? Dans ce monde de m... il est urgent de ne pas élargir les fractures mais plutôt de les réduire, ce que nos partis politiques ne font pas. Aimez-vous les uns les autres. Evidemment si on vous proposait Mennel Ibtissem ce serait plus facile.


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